Graphistes, comment gagner en productivité

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J’ai écrit un article récemment sur une astuce incroyable sous Photoshop. Il s’agit, en 1 clic, d’améliorer grandement une image. Puis fier de mon papier, je le diffuse sur ce blog. Je me dis super, je vais aider beaucoup de gens avec ça (cliquez ici pour accéder au billet).

Je reçois alors un commentaire laconique : “Utiliser les modes de fusion des calques pour rééquilibrer une image ? Ce n’est pas du tout la bonne méthode. »

En gros, range ton petit truc et laisse les grandes personnes parler !

Dans le fond, il a raison. Ce n’est pas la bonne méthode. Pour équilibrer une photo, on règle les niveaux, les contrastes, ensuite on utilise la courbe de réglage et on affine jusqu’à obtenir une image parfaite. Et on perd vite 10 minutes voir plus ! Ma manière elle, prend 10 secondes ! Après avoir remercié mon lecteur de sa critique avisé, je me suis posé la question, pourquoi ne pas accepter un moyen qui peut faire gagner du temps.

J’ai compris alors que j’avais une démarche beaucoup plus artisane qu’artistique. Je me soucie autant de productivité que de qualité. Et pour ça, j’utilise la loi de Pareto : la méthode des 20/80.

La loi de Pareto

Pour vous en donner une définition, je vous invite à écouter le podcast de mon ami Lucien Rdt avec son article : Pareto 20/80.

L’idée est de trouver les 20 % d’action qui vont vous amener 80 % des bénéfices. Et ma technique de régler une image avec des modes de fusion, en est le parfait exemple. Elle me permet d’effectuer un rendu qualitatif en y passant le moins de temps possible. C’est le secret de la productivité.

Je ne veux pas aller à l’encontre les règles de l’art et du perfectionnisme. J’essaye toujours d’aller au plus court. Du moment qu’au final la qualité est au rendez-vous. Et surtout, qu’elle convienne à mon client.

En un mot : seul le résultat compte, pas la méthode.

Graphiste, comment gagner en productivité

Les règles que je vous livre ici sont le résultat d’une expérience personnelle. Je n’ai pas la prétention qu’elles soient paroles d’évangile. Elles fonctionnent et je souhaite vous les partager.

1— Ne pas se disperser dans les logiciels

Je suis graphiste spécialisé dans le print. Donc forcément je vous donne mon point de vue dans ce domaine. A vous de trouver ce qui vous convient dans le votre.

J’utilise essentiellement 2 logiciels : Photoshop et Indesign. Avec eux, je réalise 90 % de ma production. Ils me permettent de répondre à la totalité des demandes de mes clients. Je ne vais pas chercher un autre soft aux fonctions “miraculeuses”, qui risque me faire perdre du temps en apprentissage.

Par contre, j’ai une connaissance très avancée de cette suite d’Adobe. Je l’ai configurée pour qu’elle colle à ma technique. Passez un moment à bien mapper les raccourcis clavier, surtout de maîtriser les bons outils, ainsi que leur emplacement dans les menus.

Donc, lorsqu’un logiciel vous convient, n’en changez plus. Connaissez-le sur le bout des doigts et vous allez gagner beaucoup de temps.

2— Lorsqu’une méthode fonctionne, il faut en user

Quand vous avez trouvé une solution qui vous convient, même si elle n’est pas très orthodoxe, utilisez-la, et abusez-en. Seul le résultat compte.

Il y a 10 ans, j’ai appris un technique pour régler mes justifications de paragraphes sans trop de rivières (vous savez ces espaces entre les mots assez disgracieux). Une manière plus précise existe certainement. Mais en seulement 4 valeurs, je règle 80 % des problèmes de justif ! Ce n’est pas beau ça ?

Une fois trouvée une méthode de gain de productivité dans votre organisation, n’en cherchez pas d’autres, UTILISEZ-LA !

3— Ne pas multiplier les axes graphiques

Comme tout le monde, je traine sur les sites de tarification type Kob-one. Je lis différents devis de mes confrères. Chaque fois, je vois 2, 3 voire 4 axes graphiques… Pourquoi ?

Je préfère passer beaucoup plus de temps sur le brief de départ et ne proposer qu’un seul axe de travail. Lorsque je rencontre mon client, je lui pose toutes les questions dont j’ai besoin pour réaliser son projet. Souvent, je me fends d’un petit croquis pour se mettre d’accord sur l’idée maitresse.

J’installe des bases solides lors de la réunion de travail. Je limite mes axes de recherches. Après, bien sûr, c’est de l’ajustage, mais ça me permet de réduire les temps de travail.

4— Analyser votre process de travail

Pour gagner du temps, parfois, il faut savoir en perdre. On dirait une citation de Confusius, mais à bien y réfléchir c’est drôlement efficace.

Prenez le soin d’analyser votre travail, le temps que vous allez mettre pour la création ou pour la composition, etc. J’aime bien savoir le temps mis pour réaliser un flyer. En plus d’ajuster au mieux mon tarif, j’ai un aperçu des temps de composition et ainsi, comment l’améliorer.

5— Sous-traitez ! Dès que possible

L’argent n’est pas toujours une finalité. C’est surtout un outil pour se développer. La sous-traitance me fait gagner beaucoup de temps !

Je sais réparer mon ordi, mais impossible de rattraper ces heures perdues. Donc plutôt que passer de longues minutes à m’éreinter sur ce que je ne maitrise pas, je le fais faire par un professionnel.

Sous-traiter me permet de me concentrer sur l’essentiel : ma productivité.

Conclusion

Pour moi, ces 5 points tombent sous le sceau du bon sens. Mais cette ligne de conduite est personnelle. Je comprends que pour beaucoup, le processus de fabrication est aussi important que le résultat, que la démarche artistique de notre métier est primordiale ou de vouloir tout contrôler. Ce n’est pas mon point de vue. Bien sûr, j’ai une exigence de qualité. Mais beaucoup plus artisanale que artistique.

Je ne souhaite pas donner des leçons. Ceci dit, je me répète, seul le résultat compte, pas la méthode.

Merci à Lucien Rdt pour son aide et son blog Riche de temps

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