[Astuces] Soignez votre visuel

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En communication, nous avons vu dans l’article communiquer simplement qu’il est nécessaire de simplifier son message. Cela ne veut pas dire être simpliste, mais qu’il est indispensable de soigner son visuel !

Les publicités et les prospectus inondent nos boîtes aux lettres. La plupart du temps, nous les condamnons à une lecture rapide et pour finir, à la poubelle. Pourtant certains attirent plus l’œil que d’autres, mais pour de mauvaises raisons. Vous voyez, au milieu, ce bout de papier de couleur rose. Cette photocopie qui nous vante les services d’un artisan pour le démoussage de toiture par exemple. Même le massicotage n’est pas droit. Vous l’avez en tête ? L’appelleriez-vous pour un devis ? Je pense que personne ne le ferait ! Mettrait-il autant de professionnalisme dans son travail que dans son flyer ? L’aventure semble risquée, surtout pour des coûts de plusieurs centaines d’euros. Oui, l’apparence est primordiale. Oui, un beau visuel aura une meilleure audience qu’un bout de papier fait à la va vite.
Alors comment soigner son image et accrocher le regard pour de bonnes raisons ? Comment composer ses documents commerciaux pour de meilleures retombées ?
Les clés sont simples : une lisibilité claire et une image de qualité.

Soigner son visuel est primordial

I- La lisibilité, ou comment soigner son visuel avec des messages clairs

Préparer les éléments

Cela semble évident mais oui, préparez tous les éléments dont vous avez besoin. C’est tellement simple que personne ne le fait. Vous devrez récolter toutes les informations nécessaires avant de composer. C’est le meilleur moyen de ne rien oublier.

  1. Créez un dossier nommé pour chaque projet que vous réalisez.
  2. Ensuite, répondez à ces simples questions :
    Quoi ? (offres commerciales, évènements, promotions, etc.)
    Qui ? (coordonnées, logos, adresses mail et sites internet)
    Où ? (adresses, lieux, emplacements, etc.)
    Quand ? (dates, périodes, durées, etc.)
    Comment ? (plans d’accès, directions, etc.)
    Combien ? (prix, nombres de personnes, etc.)
    Pourquoi ? (quel est le but final de ce document ?)
    Cette méthode simple et efficace permet de ne rien oublier et d’établir une base solide. Mon astuce est de tout noter sur la couverture du dossier. Ainsi je ne perds aucune information.
  3. Comment trouver des slogans ou des titres accrocheurs ? Écrivez en vrac toutes vos idées sur un bloc de papier. Forcez-vous à en chercher pas moins de 10. Demandez l’avis à votre entourage et choisissez la plus pertinente. Rangez-les dans votre dossier. Répétez cet exercice pour chaque message.
  4. Inspirez-vous (mais je n’ai pas dit copiez à l’identique !) du travail des autres. Surtout si vous n’avez pas la fibre créatrice et que vous le faites vous-même. Les sources sont inépuisables : les prospectus dans les boîtes aux lettres, les publicités dans les magazines, les flyers récoltés chez vos commerçants. Classez-les dans votre dossier.

Enfin, gardez en tête la simplicité. Donc, une fois que vous avez préparé vos éléments, soignez vos textes en les synthétisant.

Hiérarchiser les informations

Maintenant que vous avez rassemblé, synthétisé et optimisé toutes les informations, il s’agit de les hiérarchiser. C’est à dire les classer par ordre de priorité. Qu’est-ce que le lecteur doit voir en premier ?

Utilisez l’astuce que je vous ai dévoilée dans l’article communiquer simplement. En réduisant la surface au maximum, vous devrez faire des choix et organiser au mieux votre composition.
Pour maximiser vos chances de lecture, imaginez un Z sur votre page blanche. Ce sera le sens de lecture : d’en haut à gauche vers en bas à droite. C’est sur ces lignes imaginaires que vous allez déposer vos textes, messages et informations. Ensuite, rappelez-vous, la taille compte ! Les éléments les plus importants doivent être en haut, en gros et en gras. Puis réduisez les tailles des caractères en fonction de l’importance des informations.

Généralement, le QUOI est en premier, puis le . Vient ensuite le QUAND, et sur le même plan le QUI, COMBIEN, et le COMMENT. C’est le plan le plus simple pour ne rien oublier et faciliter la lecture.

Laisser du blanc dans les documents

Non, le blanc n’est pas un cadre ou un fond blanc dans votre document. Il s’agit de l’espace libre autour des objets qui le composent : Titres, textes, slogans, images, etc. Un projet bien réalisé et un projet qui respire.

Dès que vous le pouvez, réduisez la surcharge d’informations. Mettez plutôt en avant les arguments percutants en guidant l’œil vers des éléments essentiels. Par exemple, usez d’images pour illustrer votre propos. Utilisez des polices de caractères épaisses pour mettre en évidence un titre.

Votre lecteur doit tout comprendre de votre message en 3 à 8 secondes, pas plus. Même pour des documents plus fournis en texte (un recto de flyer, par exemple), soignez votre visuel en résumant votre communiqué en quelques points. Utilisez le plus possible un style « télégraphique » en abordant vos sujets avec de courtes phrases.

Pour conclure cette première partie, efforcez-vous de rendre votre message le plus digeste possible. Mettez-vous dans la peau de votre prospect et imaginez sa réaction lorsqu’il va le recevoir. Il est tentant de remplir tous les espaces disponibles, mais ce n’est jamais la meilleure solution en fin de compte. Mais ce n’est pas tout, pour soigner votre visuel, appuyez-vous sur des images ou des illustrations de qualité.

II-  L’image, un allié de poids

Pour soigner son visuel, proscrire les images du Web

Un conseil : ne vous fiez jamais à votre écran d’ordinateur ! Si vous devez imprimer un document de communication, vérifiez impérativement la taille de vos images. Combien de fois ai-je vu des faire-part, brochures ou autres, gâchés à cause de photos pixellisées – ces horribles images floues avec plein de petits carrés sur les contours – ou alors des couleurs très sales qui vous plombent un flyer bien construit. Il s’agit ni plus ni moins d’images en basse définition, et la plupart des images téléchargées sur le Net ou envoyées par mail sont en basse définition.

Ce client sûr de lui qui dit : « Vous n’avez qu’à aller sur Google, il y a plein d’images ! », puis à l’impression nous sort : « Je ne comprends pas pourquoi, sur mon écran ça paraissait bien ! ». Quand il s’agit d’une communication imprimée, vos images DOIVENT ÊTRE EN HAUTE DÉFINITION et pas autrement !

Nous verrons les différents formats d’images dans un autre article, mais pour résumer, l’imprimerie utilise une résolution 4 fois supérieure à un écran.
Croyez-moi sur parole, votre image procurée sur Google ne s’en remettra pas !

Le respect du droit à l’image

Chose importante aussi, VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT d’utiliser les images trouvées au hasard sur le Net. Elles ne sont pas libres de droit.
En 2013, le festival de Jazz de Montreux à besoin de la photo d’un enfant pour sa communication. Un stagiaire consulte Google et tombe sur une photo qui lui convient. Le festival imprime des milliers de flyers, affiches et brochures en utilisant la photo du petit Grégory, une affaire d’enfant assassiné en 1984 dans les Vosges. Par ignorance, en tapant « enfant » sur Google Image et en dépit des droits à l’image, celle-ci fut utilisée sans autorisation et de façon abusive. Le festival a été contraint de retirer toute sa communication et de présenter ses excuses. Donc ne téléchargez pas de photos sur Internet, vous risquez, au mieux, une qualité déplorable, et au pire une condamnation pour usage illicite.

Il y a bien sûr des exceptions : Les banques d’images

Des sites Internet spécialisés dans la vente d’images libres de droits sont nombreux : fotolia.comgettyimages.com istockphoto.com pour ne citer qu’eux.  Ils vous offrent, pour quelques euros, des milliers d’images exploitables en HD. Vous pourrez les utiliser pour vos campagnes sans crainte de mauvaise qualité ou de problème de droit. Néanmoins un rappel du Copyright est nécessaire.

Faire appel à un photographe

Je prêche un peu pour ma paroisse, il est vrai, mais lorsqu’on a besoin de mettre en avant un produit ou un lieu, il vaut mieux faire appel à un professionnel. Il sait trouver la bonne composition, le bon angle de vue et la meilleure lumière.

Ce n’est pas parce que Leroy Merlin existe qu’on est tous de bons plombiers. De la même manière, ce n’est pas parce que les appareils numériques se démocratisent qu’on est un photographe. Cherchez dans votre région un bon professionnel, voyez ses tarifs et donnez à votre communication l’élan nécessaire à sa réussite.

Le bon cadrage

Si toutefois vos finances ne vous le permettent pas, faites la photo vous même en appliquant ces conseils :

N’utilisez pas votre téléphone portable.
C’est vrai qu’il existe beaucoup de téléphones avec un rendu correct, mais c’est aussi risqué que d’utiliser une perceuse à 29,90€ plutôt qu’une grande marque professionnelle. Pourtant, ça fait exactement la même chose… des trous.

Prenez un appareil photo numérique.
Prenez les bons outils : au mieux un Reflex, au pire un compact, mais attention aux photos à l’intérieur !

Pour les photos intérieures justement.
Utilisez de très bons éclairages. Mais là aussi c’est risqué car une lumière jaune peut changer les teintes et au final, créer une image assez éloignée du produit original.

L’astuce pour un bon cadrage, c’est la règle des tiers.
Il s’agit d’un quadrillage de 9 zones égales séparées par 2 lignes horizontales et 2 lignes verticales équidistantes. Les éléments importants doivent se placer le long de ces lignes, ou à leurs intersections. Cette méthode vous force à décaler le sujet du centre et à proposer des organisations d’images plus complexes. Vos clichés seront plus dynamiques.

Règle des tiers
L’une des règles les plus importantes en photographie est la règle des tiers

Pour résumer cette deuxième partie, pour soigner son visuel, l’image est au centre de tout. Elle doit être vendeuse et illustrer vos propos. C’est la cheville de vos communiqués. Un vieil adage dit : « une image vaut mille mots », alors concentrez-vous sur elle. Veillez à sa qualité et à ce qu’elle dégage.

III- Astuces

Faire ses photos pour soigner son visuel

Je ne reviendrai pas sur l’importance de la qualité de l’appareil photo à utiliser. Toutefois, pour des photos réussies, faites-les à la lumière du jour. Les couleurs seront éclatantes et naturelles. De plus, vous éviterez d’utiliser votre flash.

Sur Internet, faites l’acquisition d’un studio photo portable. C’est très utile pour faire des images de vos articles, pour un catalogue par exemple.

Enfin, procurez-vous un trépied. Votre appareil sera plus stable et vos photos plus nettes.

Les images sur Google

Il existe une solution pour choisir des photos sur Google :

Dans Google Image :
Tapez le mot clé de l’image à rechercher,
Cliquez sur l’onglet outil et sélectionnez Taille, puis grande,
Enfin, dans l’onglet Droits d’usage choisissez Réutilisation autorisée. Ça limitera les défauts de qualité et de droit à l’image. Mais préférez une banque d’images.

Comment choisir ses couleurs ?

Là aussi, Internet est d’un grand secours. Pour un flyer ou une affiche, limitez-vous à 3 couleurs. C’est largement suffisant. Ne dépassez pas 5, si elles sont bien coordonnées.
J’utilise color.adobe.com ou coolors.co, ces sites vous proposent une énorme bibliothèque de couleurs variées. Vous n’aurez qu’à faire votre choix et suivre les codes couleurs.

Faire relire par une personne extérieure

Là aussi, l’astuce est tellement simple qu’on l’oublie régulièrement. Faites relire vos textes et vos publications par une personne extérieure. De préférence, quelqu’un de compétent qui pourra vous corriger ou vous guider. En tout cas, il vous donnera un avis objectif et vous permettra d’éviter des erreurs flagrantes.

Utiliser un miroir pour un œil neuf

En PAO, Il est d’usage de dé-zoomer au maximum pour ne voir que les lignes schématisées de textes et les images de façon très sommaire. Ça permet d’avoir du recul sur la composition.
En complément, j’utilise aussi une méthode de dessinateur : après avoir imprimé une épreuve, je me place devant un miroir. Ainsi je vois mon document avec un œil neuf car il est à l’envers. Je peux alors y déceler tous les défauts « invisibles » auparavant.

Conclusion

Soigner son visuel en communication est aussi capital que soigner son apparence pour un entretien. Dans une société où l’image compte autant que les compétences, vous devez vous obliger à avoir un esprit de synthèse. Soyez lisible en toute circonstance et ne perdez pas votre lecteur dans des méandres de texte. Portez un soin particulier à vos images.  Enfin, n’ayez pas peur de contacter un graphiste ou un imprimeur, qui vous apporteront le conseil dont vous avez besoin.
Si vous avez besoin de conseils personnalisées, cliquez ici pour me contacter, je me ferai un devoir de répondre à votre demande.
N’hésitez pas à partager et à commenter cet article, et à me faire part de vos remarques.

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